PRESS REVIEW ::
 
CB News
Luxe et Transgression
2007-12-15
Spécial Luxe

Marges « Good business is the best art », a écrit Warhol.
Avec Outcasts Inc., Géraldine Postel a appliqué la leçon et fondé
une régie dédiée à la presse transgressive, à l’affût des influences
de l’art contemporain sur la mode.

Hermès, Vuitton, Comme des Garçons et consorts, tous ont été illico happés par l’attrait avant-gardiste de la culture et de l’art contemporains traités selon Purple, Zingmagazine ou Dazed&Confused. Il ne va pas de soi, pourtant, d’acoquiner le monde du luxe, jaloux de sa réputation d’exception, à la ligne étrange, provocante, parfois dérangeante de magazines devenus tendance lorsqu’ils se désirent pointus. À l’origine de cette alliance réussie, un contenu différent porté par une petite régie publicitaire parisienne, fondée et gérée par Géraldine Postel, au nom explicite d’Outcasts Incorporated – les marginaux associés. Voix légèrement cassée de rockeuse qui sied à sa personnalité frondeuse et fonceuse, énergie de chef d’entreprise longtemps écartelée entre insoumission de l’art contemporain et maîtrise de l’univers de l’image, Géraldine Postel a lancé sa société en 1997, à 27 ans. L’impétrante n’en est pas à son premier chantier. Débarquée à New York à l’âge de 19 ans, avec un bac en poche, deux ans d’école du Louvre et un travail plastique soutenu par un collectionneur newyorkais, elle fait ses armes en s’associant à l’artiste et créateur de vêtements Chris Brick, rencontré dans un bar. Deux ans plus tard, elle repart, pour San Francisco cette fois, où elle ouvre une galerie d’artclub de jazz. Entre pointures artistiques et musicales qui forment la scène culturelle californienne ; entre une exposition de Winston Smith et une lecture de Gregory Corso, Géraldine Postel publie également ses premiers textes dans la revue Jazz Now. L’aventure à Frisco se poursuit jusqu’en 1995, date à laquelle elle retourne à New York et intègre la direction de la revue d’art contemporain Zingmagazine en tant que coéditrice et rédactrice.

Association de marginaux

En 1997, de retour à Paris, elle rencontre immédiatement Elein Fleiss et Olivier Zahm, les fondateurs de la toute récente revue Purple, laboratoire qui défriche et expose la création, mais dont le fonctionnement repose sur une association à but non lucratif, La Belle Haleine (d’après l’Eau de Voilette au nom très transgressif créé par Marcel Duchamp en 1921). Partageant les mêmes affinités, Géraldine Postel se joint à eux pour développer la jeune publication qui ignore tout de l’univers publicitaire.

En l’espace de quelques mois, aguerrie par son expérience acquise avec Zingmagazine, elle attire dans ses filets Vuitton, Armani et d’autres annonceurs luxe et couture, grâce notamment au lancement du Purple Fashion, qui procède du même regard aigu sur la mode. Elle développe également la revue en Italie, captant des Prada et autres Miu Miu. À l’époque, le porno chic est encore en germe, mais Purple, qualifié ultérieurement de presse « tendance » par les médias, intègre comme allant de soi les images sexuelles et trash de Terry Richardson, Ellen von Unwerth, ou encore Juergen Teller. Pour des marques de luxe, s’afficher aux côtés de telles images est inattendu, voire périlleux. « Ce n’est que la résultante de la fascination qu’exerce l’art sur la mode, ainsi que la volonté farouche qu’a cette dernière de s’en rapprocher, voire de gagner une caution artistique », raconte Géraldine Postel. L’énergie investie par Purple dans la recherche d’un type d’image et de discours neuf, son contenu et son lectorat décalés offrent donc au luxe un terrain singulier, qualitatif et transgressif. Certes, plusieurs annonceurs quittent le navire, rebutés par l’omniprésence de la nudité. Mais Géraldine Postel continue de défendre la liberté de ton et de contenu de ses supports, dont les choix éditoriaux se révèlent être annonciateurs d’une mode qui passe bientôt en presse généraliste, confirmant son flair.



« Envie de consommer
et de consommer du luxe »

D’une saison à l’autre, les liens entre Outcasts et le luxe se renforcent et s’accroissent avec l’arrivée dans le giron de
la régie publicitaire de Dazed&Confused, magazine pour jeunes adultes nantis et branchés, de Jefferson Hack. En 2001, Outcasts et J. Hack confirment leur entente en décidant du lancement d’un autre titre : Another Magazine, évidemment connecté avec l’art, la mode et l’univers de la consommation de luxe. Septembre 2001 vient presque à bout du projet qui attend quelques mois pour émerger et profiter du soutien financier de Dior, Saint Laurent ou Cartier, toujours à l’affût des influences de l’art contemporain sur la mode. Suit Another Man. « Dans tous ces titres, il existe un fil rouge, un état d’esprit qui activent l’envie d’Outcasts de participer à leur développement.Tous creusent la création contemporaine en phase avec la frange de la génération des années 6070 attirée par autre chose que du conventionnel, de la presse généraliste. Purple, Zingmagazine, Dazed&Confused, Another Magazine sont originaux en termes de ton, de photos de mode et de démarche. Même en termes de positionnement
politique. Bien entendu, ce qui fédère aussi tout ce petit monde, c’est une évidente envie de consommer, et de consommer du luxe ! » commente Géraldine Postel. Passées les perturbations de 2001, Outcasts connaît un resserrement de ses liens avec le monde de la communication, en montant une opération originale pour Adidas, à savoir un tournoi de tennis entre artistes, projet à mi-chemin entre art, sport et pur travail d’image. Toujours tiraillée entre sa conception de l’art contemporain comme substance hors marché, hors compromis, et son activité d’immersion dans le monde de la communication, Géraldine Postel tombe sur une phrase d’Andy Warhol qui lui fait l’effet d’un antidote. « Good business is the best art », lui révèle l’artiste, telle une pensée magique qui la laisse enfin se distancier de l’art et intégrer sans complexe, son attrait pour l’univers du luxe et de l’image au sens large.


Un bureau idéal, sans entrave ni négation de soi

Cette phrase clé déclenche également un projet ambitieux – Ideal Office –, annonciateur de la tendance actuelle qui mêle art, design et travail. Qu’est-ce que le bureau idéal ? Une utopie libérale qui donnerait forme à un espace professionnel où travail et production ne signifient ni entrave ni négation de soi ; une extension de l’esprit que Géraldine Postel veut installer entre elle et ses collègues. Et, concrètement, une série de cinq oeuvres d’art et de design (des éditeurs de design haut de gamme deviennent mécènes) qui raillent et interprètent, artistiquement, des codes et les règles de réussite édictés par les ressources humaines et les cellules managériales. Exercice changeant et transformiste à vendre, l’Ideal Office selon l’artiste Devon Dikeou ou selon Miltos Manetas, entre autres, demeurent le lieu de travail d’Outcasts et débouchent sur des commandes qui propulsent la régie dans l’univers du design, de l’architecture intérieure et de l’art en entreprise à partir de 2003. Très récemment, Outcasts, avec la complicité du plasticien Laurent Saksik, vient ainsi d’achever l’installation de la salle de presse « living-room » et le réaménagement total du hall d’accueil du siège parisien de Sony.

Un monde coupé en deux

En se diversifiant, Outcasts accroît certes ses liens avec les milieux du luxe et du haut de gamme, mais s’en défie également. « Le problème des marques de luxe est qu’il leur faut du temps pour s’engager, assimiler la nouveauté et la cautionner, car elles ont du mal à sortir des sentiers battus malgré un discours tourné vers l’innovation. Les marques de luxe me reprochent parfois de défendre des projets trop en avance sur leur stratégie de communication, tout en considérant Outcasts comme un prescripteur de tendances. » Et elle ajoute : « Le luxe est un monde coupé en deux, partagé entre son rêve d’exception et son désir de gagner de l’argent en se laissant aller à créer des sous-marques, des produits destinés non à l’élite économique, mais à une plus large consommation. » C’est cette dichotomie qui, selon elle, explique l’échec du gratuit EnVille. L’ambition d’Outcasts, à l’époque (2003), est de lancer un gratuit urbain, culturel, luxueux, avec des contributeurs pointus, afin de démocratiser la presse tendance. Mais les marques de luxe ne la soutiennent pas, « or, dans ce type de projet, s’il n’y a pas d’investissement immédiat, tout s’effondre ». Contenu rédactionnel tronqué, images banalisées, EnVille s’arrête au bout d’un an, dénaturé… « à voir ce qui paraît aujourd’hui, EnVille était sans doute trop en avance.
Un titre gratuit largement diffusé était alors dur à assumer pour du luxe, qui avait sans doute le sentiment de dégrader son image. » À présent, Géraldine Postel désire creuser la voie de l’association entre artistes et entreprises, lieu qui permet de jouer de tous ses talents, à savoir sa capacité à gérer les questions de positionnement d’image comme d’art contemporain. Elle gère aussi le PlayBoy nouvelle génération et ses tunnels de pub encourageants pour 2008. « La publicité telle que je la recherche, c’est du message et de l’image de grande qualité. Je la regarde comme un collectionneur le ferait de ses acquisitions. Elle illustre mon snobisme de consommatrice pointue, aussi pointue que les lecteurs des revues que gère Outcasts. Un snobisme à la Vian. »
Anne Melcer


 
MAISON FRANÇAISE
Bureaux de rêves
2005-11-01
Les locaux de la régie publicitaire d’Ideal office et des éditions Outcasts ont servi de base à la réalisation de cinq projets d’artistes contemporains (Stephane Mangnin, Devon Dikeou, Dike Blair, Laurent Saksik, Miltos Manetas) qui ce sont illustrés sur le thème du bureau idéal en intégrant dans leurs œuvres du mobilier de partenaires tels qu’Habitat, Kartell, Cappellini, Moroso, Artemide et Menitime. Chacune de ces installations, métaphores du monde du travail, offices officieux, basées sur l’humour, l’utopie, la sérénité, la sensualité ou la rigueur, est désormais adoptable in situ et proposée en location à des entreprises. Le public pourra aussi les découvrir grâce à un catalogue avec des images et des textes inspirés, qui sort cet automne aux éditions du même nom.

 
L’EXPRESS MAG
Le bonheur est au bureau
2005-10-01
Pour vivre heureux au boulot, relookons nos bureaux. Tel devrait être l’adage de tout salarié qui se respecte. « Nous passons 80% de nos journées derrière un bureau. Pourtant, nous nous préoccupons plus de la décoration de nos intérieurs, alors qu’il faudrait faire de cet espace de labeur un lieu de vie », constate Géraldine Postel, directrice d’Outcasts Incorporated, agence spécialisée dans l ‘aménagement des lieux de travail. Dans cette optique, celle-ci a demandé à dix artistes d’imaginer leur bureau idéal, et leurs propositions sont rassemblées dans un livre à paraître en novembre. Dans la même veine, Actineo, le tout jeune observatoire de la qualité de vie au bureau, réfléchit sur l’amélioration des conditions de travail. D’après un sondage réalisé en 2004 par la Sofres, 92% des salariés estimeraient que le cadre de travail a un impact important sur l’efficacité. « Ils ont besoin de se sentir un peu chez eux, résume Odile Duchenne, directrice d’Actineo , et d’avoir un espace différent de celui de leur voisin ».
Les industriels et les marques de prestige l’ont bien compris et proposent, depuis quelques années, une offre de plus en plus diversifiée. Révolus les dévidoirs de Scotch, les agrafeuses et les calculatrices purement fonctionnels ! Place aux accessoires stylés et malins. En témoignent les créations du duo de designers Sismo pour Lancel, qui abolissent les frontières entre le bureau et la maison. « Le sous-main en cuir, par exemple, présente une poignée, pour être emporté partout », expliquent les créateurs qui ont aussi imaginé une règle en forme d’avion et un taille-crayon clin d’œil aux jeux Meccano. Deux basiques qui jouent la carte de la nostalgie. A quand le retour de l’ardoise en guise d’aide-mémoire ?

Clémence Leboulanger

 
ENCENS
Ideal Office
2005-07-01
L’une des plus caractéristiques mutations des trente dernières années tient dans l’affranchissement de la réduction générique du bureau à une table et une chaise. En effet, l’espace de travail n’est plus exclusivement celui où l’on se rend pour le pratiquer. Les réseaux informatiques palliant la présence humaine, l’aménagement d’un appartement se trouve impliqué dans la volonté d’annuler la coupure entre travail et sphère privée.
Déjà, dans les années 70, des créateurs avaient planché sur la question, disciplinant leur cadre de vie selon des critères tr ès « art total ». Ainsi, la chambre de Sonia Rykiel, taillée aux dimensions d’un lit, encadre un quotidien sans démarcations : « le lit est le lit de nuit, du soir, et, d’une façon tout à fait étonnante, du matin, c’est-à-dire après le petit-déjeuner : alors je me réinstalle dans ce lit que j’envahis en entier pour y travailler ».
Dans une veine analogue, l’agent d’art Ghislain Mollet-Viéville conçoit le décor de son appartement selon une exigence formaliste convoquant sur le même plan le mobilier destiné aux activités domestiques, et les œuvres minimales et conceptuelles posées dans l’espace ou accrochées aux murs.
Changement de tactique à l’entrée du 21è siècle. Après avoir élargi le cercle de travail à l’aire de repos, on se réinstalle in situ. Agora des performances professionnelles et du dépassement de soi, le bureau redevient ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un univers clos dont l’unique raison sociale est le travail. « Nous nous sommes intéressés au bureau parce que nous y passons une très grande partie de notre temps, explique Geraldine Postel, éditrice et tête pensante de la régie publicitaire Outcasts. D’où l’idée de déplacer l’attention apportée à l’appartement pour la concentrer sur le lieu de travail. » Titré « Ideal Office », l’idée a germée de designer Outcasts (marge en anglais) sur la table de dissection d’artistes appelés à réaliser une recontextualisation du bureau tous les trois mois. Un projet agissant comme un stimulant productif et une humanisation des conditions de travail, mais dont la légitimité première semble être de répondre à une question : comment faire de l’acte de travailler un événement ?

Samuel Drira

 
ICONS
IDEAL OFFICE
2005-07-01
Nous y passons des heures, y mangeons un sandwich en coin de table nous accrochant à quelques secondes de répit pour consulter nos mails personnels, hors de la vue de nos collègues (de devant, de derrière et de côté !) partis en déjeuner d’affaire, y recevons bien plus d’appels que chez nous…

Notre bureau est devenu, il faut s’y résoudre, notre lieu de résidence principale. Pour preuve, votre marque de thé préférée ainsi que votre brosse à dents y vous suivent jusque dans les recoins d’un tiroir, tout comme cette tenue de gym cachée derrière le porte manteau, ces sachets de Canderel, ce fond de teint de secours et chargeur de rechange pour téléphone portable épuisé. Votre bureau est votre meilleur allié, une vraie trousse de secours quotidienne.
Annexe de votre cabinet de toilette, de votre cuisine avec son four à micro-ondes et sa bouilloire, de votre home cinéma avec son équipement technique dernier cri, nos bureaux se sont transformés en quelques années en un lieu de vie complet.
Seul vrai problème encore, ce plateau préfabriqué, ces lignes graphiques ennuyeuses et ses chaises qui ressemblent plus à un équipement paramédical qu’à un fauteuil de travail. Aux antipodes de la décoration d’intérieur design que vous imposez partout où vous vivez, votre bureau est tout sauf glamour, comme tous ceux de votre entreprise d’ailleurs, clonés à l’identique. A l’exception de celui de votre grand patron qui affiche une insolente collection d’œuvres d’art, de pièces de mobilier design en édition limitée et un home cinéma à faire palir l’UGC du coin, (et là encore, ne serait-ce pas plutôt une galerie d’art qu’un lieu de vie ?), les bureaux se sont multipliés, monotones et insipides.
A l’heure où tout se décloisonne, où l’iPod et les technologies nomades dites bluethoot repoussent les frontières des lieux de travail clos, les entreprises s’interrogent sur l’optimisation de l’espace de travail public, régi par l’open space, et le besoin de confidentialité ( et personnalisation !!) de ce bureau dans lequel nous vivons. Et les artistes le font mieux encore.
Passé l’artifice d’un mobilier design, l’agencement est au cœur de la réflexion de cette mutation de fond : il nous repense l’espace bureau dans son ensemble, en y incluant fonctionnalité, familiarité et esthétisme.
Designers, Patrick Jouin et Erwan & Ronan Bourroullec ont pensé le bureau comme une pièce maîtresse et centrale, un objet fonctionnel autour duquel s’articulent et se concentrent nos mouvements dans l’espace.
Pour le bureau de Sakata de Patrick Jouin, cet ovni poli aux formes parfaites, crée sur commande pour un puissant industriel japonais, est à la fois un bureau directionnel individuel et une table de conférence, refermant autant de chaises que de convives. Imposant, il structure la pièce autour de lui, en espace individuel ou collectif. Tous les attributs de pouvoir et de respect hiérarchiques sont contenus dans son assise, recherchant moins à s’affirmer par l’étendue de la concentration. Un concentré de raffinement.
Pour Joyn d’Erwan & Ronan Bouroullec pensent modulable, pour un bureau évolutif et ludique dont les formes nous invitent au partage et à la sérénité. Dépassant l’open space, Joyn permet de rassembler tout en créant des recoins individuels, des étages de respiration.


Côté artiste, Stéphane Magnin, Miltos Manegas, Laurent Saksik, Dike Blair et Devon Dikeou ont eu carte blanche pour créer leur Ideal Office. « Ideal Office est un dispositif d’utopie libérale, une installation qui tend à dépasser les contraintes du milieu du travail pour offrir aux employés un accomplissement personnel et une efficacité professionnelle », ainsi se défini le projet Ideal Office conçu par Outcasts Incoporated.
Ainsi 5 artistes nous livrent ici leurs visions très différentes, de l’espace bureau, empreint de vie et de couleus, laissant néanmoins la part belle à une technologie qui serait presque, et dans ce contexte, humanisée.

Marie Le Fort

 
A NOUS PARIS
Opération Ideal Office
2005-06-01
En proposant à 5 artistes de concevoir leur bureau idéal, la société Outcasts Incorporated a ouvert la voie à une autre façon d’aborder le travail. Parmis les candidats, Laurent Saksik a choisi d’intégrer dans son bureau un lit double, pour se détendre et recevoir les clients en face d’une projection faisant défiler les images du ciel. Les différents projets seront publiés dans un livre à paraître fin septembre.

 
INTRAMUROS LE GUIDE 2004
Outcasts
2004-06-01
Façon petit prince, Géraldine Postel demande à des artistes de lui dessiner son bureau idéal. À la tête de Outcasts Inc. régie publicitaire installée dans un ancien local commercial, elle fait du " think different " un " work different ". Selon un appel d’offres qui se répète sur 40m2, des artistes, Devon Dikeou, Dike Blair, Laurent Saksik, se suivent au rythme d’un lever de rideau trimestriel pour réinventer l’espace d’Outcasts en manipulant et détournant le règlement intérieur, de son lieu de travail. Butinant l’artiste en transformiste, illusionne et dépayse le dur labeur. Un mirage raffiné pour travailleur songeur : office officieux.

 
COMPUTER ARTS
IDEAL OFFICE : OPEN SPACE Graphiste d’intérieur, un nouveau métier d’avenir pour les artistes ?
2004-05-01
Imaginez un bureau auquel vous seriez pressé de vous rendre chaque matin et que vous auriez du mal à quitter le soir venu… Pourquoi ? Pour son ambiance. Telle est la prétention d’Outcasts Incorporated(« les marginaux en corporation »), régie publicitaire parisienne (Purple, Another Magazine, etc.) ; créer un environnement de travail qui serait (enfin) agréable… Ce projet existe dePuis octobre 2002. Chaque trimestre un nouvel artiste choisit le mobilier, les matières et couleurs des murs et du sol, des œuvres d’arts, etc. Toute la décoration et l’ambiance d’un bureau. Ce sont les locaux mêmes d’Outcasts qui servent de galerie, démontrant ainsi la fonctionnalité de ces installations. Ce dispositif prendra fin en août 2004. Suite à cela, un ouvrage recoonstituant les 5 installations sera publié.
La quatrième installation a été mise en place par Miltos Manetas, artiste grec vivant aux Etats Unis. Mais au moment où vous lisez ces lignes, c’est Ideal Office de Stéphane Magnin qui s’expose. Le but, en plus d’être une simple «utopie libérale», comme le dit Géraldine Postel, fondatrice d’Outcasts, est aussi de vendre ou de louer les installations. Il est en effet possible d’aménager ce rêve de 40m2 sur n’importe quelle surface tant qu’il s’agit d’une humeur plutôt que d’une œuvre figée. Si vous avez toujours rêvé de travailler dans l’herbe, de faire de vos câbles une partie de chef d’œuvre ou de vous affaler sur un lit entre deux travaux fatigants…alors faites un tour sur le site d’Outcasts !

INFO Outcasts Incorporated, 9, rue Pierre Dupont 75010 Paris, du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 15 h à 18 h. www.viewoutcasts.com

 
MARIE CLAIRE
Le bureau idéal vu par des artistes contemporains
2004-05-01
Depuis octobre 2002, les locaux d’Ideal Office, régie publicitaire et éditions Outcasts, ont servi de terrain d’action à cinq artistes contemporains : ils ont successivement donné leur version du bureau idéal, en intégrant dans leur œuvre le mobilier de partenaires comme Habitat, Menintime, Kartell, Cappellini… Chacune de ces installations, toutes très différentes, présentait un atout, que ce soit la légèreté, la sérénité, le côté ludique ou la rigueur du Bahaus…
Aujourd’hui, ces installations sont proposées en location à des entreprises, à adapter aux différentes surfaces de travail. Les particuliers pourront retrouver ces univers de bureau dans un livre à paraître en automne, où des visuels inspirants sont accompagnés de textes inspirés.

 
NEWZY
EXIGEZ UN BUREAU D’ARTISTE
2004-05-01
Un lieu de travail confortable, c’est normal. Si, en revanche, il est conçu par des artistes, c’est tendance, chic et motivant. La déferlante design bouscule les entreprises.

En France, avouons-le, le design de bureau n’est rien moins que très déprimant. Obnubilées par les problèmes de santé, les entreprises ont tendance à la jouer « esthétique minimale et sécurité maximale ». Un fauteuil de bureau n’entrera jamais dans une grande société s’il n’a pas ses sept réglages en option. Pourtant, les choses sont en train de changer. La déferlante du design qui envahit le monde domestique bouscule aujourd’hui l’univers très codé du bureau.
« John », un bench système créé par les frères Bouroulec pour Vitra, est devenu une référence, la BBC en a récemment commandé près de 800 pour ses bureaux de Londres et de Birbingham. On évolue doucement vers ce que la consultante américaine Faith Popcorn appelle « l’entreprise confortable ». (Corporate comfly). Un lieu agréable à vivre, chic et décontracté, sucseptible de retenir et fidéliser les meilleurs éléments, non seulement les plus travailleurs et les plus compétents, mais aussi les plus sympas.
Cette tendance n’a pas échappé à la régie publicitaire « Outcasts » qui s’est récemment diversifiée en lançant le concept « Ideal Office », une série de cartes blanches proposées à des artistes sur le thème de l’aménagement de bureau. Pour Géraldine Postel qui dirige Outcasts, « Ideal Office est un dispositif d’utopie libérale qui veut offrir aux salariés les meilleures conditions de travail afin qu’ils s’épanouissent personnellement et progressent professionnellement ».
Le concept a immédiatement séduit Apple qui a décidé d’investir dans l’une des premières réalisations de l’agence, signée Laurent Saksik. Il a aussi convaincu les professionnels comme Art Lease qui propose de meubler les entreprises, mais en leasing. « Voilà une façon astucieuse d’allèger un bilan comptable » révèle sont pdg Pascal Goddingen. La perspective d’une réduction des charges devrait finir par convaincre votre boss que vous méritez un bureau « signée ».

Antoine Gouder

 
LE JOURNAL DES ARTS
Nous devons créer une esthétique imprévisible
2004-04-01
Artiste grec résidant aux Etats-Unis, Miltos Manetas, né en 1964, s’intéresse aux nouvelles technologies et aux réseaux qu’elles servent à constituer. A l’occasion de ses expositions à la Galerie Cosmic et chez Outcasts Incorporated, à Paris, Miltos Manetas répond à nos questions.

Pouvez-vous définir cette notion de « Neen », présente dans votre travail ?

Neen est un concept. En grec, cela signifie « maintenant » et pas une seconde plus tard. Mais le mot en lui-même a été conçu grâce à un programme informatique de l’entreprise Lexicon, spécialisée dans l’achat et la vente de noms de marques. Je l’ai acheté en 2000 pour 100 000 dollars (103 767 euros de l’époque). Puis je l’ai présenté à la galerie Gagosian à New York. Ce n’était alors qu’une boîte vide… Immédiatement après grâce aux idées de Mai Ueda, Andreas Angelidakis, Rafael Rozendaal, Angelo Plessas, Nikolas Tosic et bien d’autres, c’est devenu une réalité. Neen parle de ces sublimes sensations que nous expérimentons de temps à autre dans nos nouveaux modes de vie. Les machines intelligentes (ordinateurs)ont une large part de responsabilité là-dedans. Les sensations surprenantes sont rares, mais quand elles arrivent, on les reconnaît et on les appelle « Neen ». nous devons créer une esthétique imprévisible et c’est la raison pour laquelle l’Art Neen ne ressemble à rien de connu auparavant. Neen peut devenir de l’art dans un second temps mais pour le moment, il est pur. C’est un message étrange. Neen est aussi un mouvement d’art similaire à dada : un groupe d personnalités internationales qui pensent que leur travail ou leur personne est «Neen ». En fait, vous m’avez même pas à revendiquer un « travail » quelconque pour être ce qu’on appelle une « Neenstar » : il faut juste avoir qu’on a l’air d’en être une.

Quel genre de « Bureau Idéal » Neen a-t-il conçu dans l’espace d’exposition Outcasts ?

Il s’agit d’une cellule de propagande. C’est la démonstration des différentes idées Neen : la « Fourtyfour theory » (www.fourfortyfour.com), l’ « Eminem Theory »(www.eminemtheory.com ), le « Stupid Forum » (www.stupidforum.com) avec le miroir « iamgonnacopy « (www.iamgonnacopy.com ), les gens peuvent voter pour ou contre la propriété intellectuelle. Neeen est vraiment contre les droits d’auteur.
(….)

Pourquoi représenter le high tech avec les simples moyens de la peinture ?

Habituellement, j’ai pour la presse une réponse toute prête à cette question, mais aujourd’hui, j’ai envie de dire la vérité : je n’en sais rien. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je le fais. Désolé…

Anaïd Demir

 
STRATEGIES
Bureau de rêve
2004-03-01
Miltos Manetas, artiste grec qui réside aux Etats Unis, est le quatrième invité de Géraldine Postel, après de Devoin Dikeou, Dike Blair et Laurent Saksik, dans les bureaux d’Outcasts Incorporated. Il y a installé pour un trimestre sa vision du bureau idéal : écran géant au fond de la pièce, murs couverts de miroirs sur lesquels les visiteurs peuvent inscrire leur humeur du jour au rouge à lèvre, kitchenette pour se préparer un espresso. A l’entrée, l’espace détente avec Playstation, tapis moelleux et canapé profond est agrémenté d’une toile de l’artiste. Le bonheur sur 40m2.

Caroline Kervennic

 
LES INROCKUPTIBLES
Neen academy
2004-02-01
Peintre, le Grec Mitlos Manetas est aussi l’initiature d’un mouvement artistique sur le Web, le Neen.

«Neen n’est pas une communauté, c’est une attitude, un mouvement. Ce mot nd signifie strictement rien, il réunit tout simplement des personnes qui collectionnent des moments surprenants.» Tout a commencé il y a quatre ans dans une boutique de Los Angeles, Miltos Manetas décide d’investir personnellement dans le Net art. Il crée avec une graphiste japonaise, Mai Ueda, l’Electronic Orphenage, un « orphelinat électronique » où se retrouvent des créateurs ayant pour point commun de produire des pièces à mi-chemin entre œuvre plastique, web-design et graphisme. Des productions belles et stupides, amusantes et inutiles, plaisantes et inédites, commun évaluateur de chance en amour, une machine à autographes et des animations sans queue ni tête, bref des productions fraîches et légères, faisant oublier le carcan vrombissant et multicolore du Net art habituel.
Dans la foulée, Manetas commande à une agence de communication un terme générique capable de désigner ce mouvement artistique aux productions indiscernables. Ainsi est né le mouvement Neen et ses Neen stars où l’on retrouve Bruo Destruct et Golan Levin, des jeunes graphistes qui n’ont rien à voir avec les préhistoriques et boutonneux nerds et offrent une vision plus glamour du Web.
L’informatique n’est pas un univers étrange au peintre grec. Dès le début des années 90, Miltos Manetas s’est employé à représenter, à travers des tableaux grand format peints à l’huile, des scènes de la vie ordinaire, où apparaissent ordinateurs portables, enchevêtrement de câbles et joysticks. En peignant ces objets, il met en évidence l’incidence de l’informatique sur notre quotidien, insistant sur ces gestes inédits et désormais ordinaires, comme allumer machinalement son ordinateurs quand on rentre chez soi, consulter son mail, saisir un joystick, passer du bon temps à s’investir dans un univers 3D, entièrement synthétique. « L’ordinateur n’est pas qu’un outil, c’est aussi le prolongement de notre être», explique l’artiste hyperlucide, mais qui refuse de devenir la tête pensante de toute une génération de Web artistes. « je suis Neen , pas un « telic » ; ces derniers utilisent l’informatique de manière rationnelle et intellectuelle » ;
Sur le site Neen une liste noire recense quelque telics où l’on retrouve pêle-mêle cités les net artistes hollandais Jodi, le vidéaste Bill Viola, la firme Microsoft et le graphiste Joshua Davis. Miltos Manetas semble avoir déclaré la guerre du Web! Pourtant, si le mouvement Neen se présente comme une structure hyperoragnisée autour de Manetas, elle n’est pas pour autant invincible, car très rapidement, l’Electronic Orphanage a été investi par les telics venant notamment de l’UCLA, l’université de Los Angeles, laissant à Miltos Manetas l’opportunité de proposer chaque mois quelques expositions Neen, comme on peut en voir également à Paris, à Outcasts Incorporated dans le cadre de la quatrième édition d’Ideal Office.
Ideal Office#4 , jusqu’au 23 avril à Outcasts Incorporated, 9 rue Pierre Dupont, Paris Xe
www.neen.org
www.manetas.com

Nicolas Thély

 
UOMO VOGUE
Roses Tatouées
2004-01-01
Un progetto editoriale ad alto contenuto artistico: «una gazzetta» di sole immagini riprodotte su pagine rosa. Elegante e raffinato, un 4+1 da sfogliare con estremo interesse.

Sulla copertina del numero 4 -Fall 2003 giganteggia un intenso ritrato di Bob Marley scattato nel 1978 dal Dan Asher a New York. All ‘interno si susseguono immagini, rigorosamente in black& white, di forte impatto visivo: da une Hanna Schygulla immortalata dall’obiettivo di Vanessa Beecroft ai pappagalli dell’Ile de Ré ritratti da Stefano Abruzzese, passando per gli scatti d’autore di Elein Fleiss e Anika Larsson. Ma la lista dei contributors che hanno riempito le pagine dei quattro numeri di «Roses Tatouées», interessante progetto editoriale ideato e curato dal fotografo Giasco Bertoli, è un vero parterre de roi: Ken Dickinson, Elke Hesser, Maurizio Cattelan, Dike Blair, Bruno Serralongue, Paola Pivi, Lutz e molti altri ancora. Un pool di artisti/amici uniti nella realizzazione di un progetto ad alto contenuto artistico nato con l’intento di riprodurre le pagine rosa dell’italianissima Gazzetta dello Sport sostituendo all’argomento sportivo le arti figurative. «La mia idea di partenza», spiega Giasco Bertoli, « era quella di fare una ‘gazzetta’ di pura immagine, pubblicando solo disegni e fotografie senza testi se non le didascalie. Un giornale non da leggere ma da sfogliare, un vero piacere per gli occhi ». elegante e arffinato, il giornale, pubblicato da Editions Outcasts Paris e presentato al centro d’arte di Bretigny sur Orge, non si è poi fermato a un solo numero ma è arrivato a 4, cui si è aggiunto un quinto interamente realizzato con le opere dello stesso Bertoli. «E un persorso molto personale», continua l’artista, «che riflette la mia sottile idea di estetica. Il messaggio ? E molto soggettivo, dipende dalla sensibilità di chi guarda il giornale. Ognuno vi ‘legge’ qualcosa di diverso». Un progetto destinato ad avere un seguito: «La Notte», un magazino con le pagine su fondo nero.

Roberta Rotta

 
L'EXPRESSMAG
Pause sieste
2003-10-27
Piquer un roupillon au bureau, pourquoi pas ?
Ronfler quinze minutes favoriserait la productivité. Les forçats du boulot rêvent qu’un jour la pause-sieste existera au même titre que la pause-café ou qu’elle entrera dans la Constitution comme en Chine. En attendant, la designer Matali Crasset a imaginé Téo de 2 à 3, un tabouret ludique contenant un matelas à dérouler sous son bureau, agrémenté d’un panneau « Do not distrurb ». Le message est clair. De là à oser installer un vrai lit dans son bureau… Laurent Saksik, plasticien l’a fait. On peut même visiter son « bureau idéal » (Ideal Office) de 45 mètres carrés, au cœur de Paris. Une initiative de la régie publicitaire Outcasts Inc., en partenariat avec des grandes marques de mobilier (Habitat, Cappellini, …) renouvelée tous les trimestres. La pause-ronflette, une bonne idée sur laquelle il ne faudrait pas s’endormir !
Ideal Office (installations de Laurent Saksik jusqu’au 31 octobre, puis de Miltos Manetas à partir de décembre), Outcasts Inc. 9 rue Pierre Dupont, Paris Xe

 
DAZED&CONFUSED
BORED WITH THE STERILE ENVIRONMENT OF THE OFFICE, OUTCASTS DECIDED IT WAS TIME TO REWORK YOUR WORKSPACE.
2003-10-01
The average British office worker spends about 45 per sent of their waking life sat at their desk. You toil and talk and skive and eat and all on a knackered old swivel chair facing an ill-designed desk in a beige hessian-lined alcove of all-consuming greyness. If we live in a world centred around office life, it begs the question; why do they all have to suffer the same lack of imagination?
Well they don’t. And Parisian creative agency, Outcasts Incorporated, have bravely designated their offices an experimental testing zone to provide the proof. Every few months they invite a different artist or collective to completely reconceive their work space with no limitations. Despite the distinct worry that one artist might be tempted to just “fuck it all up”, the end results have, on the whole, been surprisingly understated.
The most recent reinvention is based on influences from 60s and 70s minimal design that maximizes practically and minimises pretension. The space are jammed with clean lines and comfy chairs making it seem more like an exercise in design restraint and consideration than an open-ended artistic project. Which, the office workers in question should be thankful for. It could have been Jeff Koons’ project after all.

Alex Poulson

 
LES INROCKUPTIBLES
Bureau avec vue
2003-10-01
Ideal office #3
par Laurent Saksik
A Paris

Un aménagement art et design de l’espace bureaucratique. Essai en cours chez Ideal Office.
Le défi: aménager ancienne boutique sur rue en bureau idéal pour quatre personnes. Contradictoire ? assurément. Car comment concilier idées sociales et productivité ? Et est-ce vraiment le rôle des artistes d’aménager les conditions d’exploitation ? Si déjà, en 1975, le designer italien Ettore Sottsass refusait de mettre le travailleur dans une condition d’optimisme, de confort ou de bonheur productif, mais envisageait au contraire le design comme l’une des voies par lesquelles " il est possible de lui laisser en permanence la conscience de son état d’homme qui s’use ", c’est à une tout autre tentative que s’essaye la hard-workeuse Géraldine Postel, chef de sa régie publicitaire Outcasts Inc. ( ou "Association de marginaux", et donc déjà tout un programme).
Le concept paraît simple : tous les trois mois, elle confie à un artiste (ni designer, ni architecte, précision utile) le soin de réaliser son idée du bureau. Pour cette troisième expérience, Laurent Saksik s’est attelé à la tâche de faire se rencontrer vie économique et vie tout court. Dans une ambiance plutôt sombre, presque fraîche, et sur un sol neutre transpercé verticalement par un pilier orange fluo, le peintre - plasticien dose un mobilier minimal – luxe -blanc de Franzoni, aux formes géométriques, comme une sculpture aérée et modulable des Donald Judd, avec un design plus commun (chaises koko, tables basses…) ; sur les murs, il décline un de ses projets architecturaux, expérience virtuelle de la couleur dans un espace 3D et le projette en continu sur un moniteur de home –cinéma. Sur une étagère, quelques livres et DVD : Foucault, Montaigne, et des westerns.

Mais le clou de l’installation, c’est un lit: pas tant une façon de mettre la sieste à l’ordre du jour qu’une manière de s’échapper momentanément dans une vision contemplative : situé dans l’espace le plus retiré, le lit est orienté de manière à profiter, via une caméra extérieure, du spectacle en temps réel d’un morceau de ciel projeté sur un large monochrome bleu. Cet "impressionnisme techno" fait entrer l’extérieur à l’intérieur de la pièce, nuages et vols d’oiseaux compris. Géraldine Postel peut être comblée: ce trimestre-ci, son bureau a atteint ce qu’elle attend de cette opération expérimentale qu’elle appelle "une utopie libérale", signe d’une liberté (un peu) reconquise par "l’esthétique du quotidien".

Sylvie Lamber

 
TECHNIKART
Work in progress
2003-10-01
La régie Outcasts Inc. invite tous les trois mois un artiste à réaménager ses locaux. Elogie de la vie de bureau ?

Entre le "travail" qui désigne à l’origine un instrument de torture à trois fourches (tripalium), le "bureau" qui dérive de la bure et qui résonne étrangement avec le mot "bourreau", il y a de quoi se demander si l’homme n’œuvre pas à son propre malheur. Ou comment (re) conquérir l’espace du bonheur au travail ? A l’exposition du meuble de Chicago, en 1950, le "bureau de demain" fit sensation avec tous ses gadgets dans les tiroirs et joua les racoleurs à coups de slogan publicitaire: "avec un tel bureau, travailler devient un rêve". Quand le rêve devient réalité, cela prend la forme d’un lit à deux places, d’une bibliothèque pourvue des "Essais" de Montaigne, de quatre westerns de John Ford en DVD, d’un écran plasma géant de lampes pivotantes, de tables d’un blanc clinique surmontées d’une série de Mac… Souriez, vous êtes au bureau ou, plus exactement, dans les locaux d’Outcasts Inc., régie publicitaire qui alimente des magazines pointus comme "Purple", "Dazed&Confused", etc. Géraldine Postel, la chef du projet donne chaque trimestre carte blanche à un artiste pour réaliser son bureau idéal: après le jardin synthétique de l’américaine Devon Dikeou, l’installation rose bonbon de Dike Blair, le français Laurent Saksik imagine quant à lui un bureau très high-tech et Bahaus. Plus qu’un simple espace de travail, c’est un véritable lieu de vie et l’appropriation d’un espace qui souligne l’importance de l’environnement pour la création. Au boulot ?

Anne De Boisseu

 
AGENDA
BUREAUCRATIQUE IDEAL OFFICE #3.
2003-09-09
Après Devon Dikeou et Dike Blair, c’est Laurent Saksik qui vient de refaire la deco du bureau d’Outcasts, communication partners of Purple Institute. Cappellini, Habitat, Apple ont fourni le matos.

 
LE JOURNAL DES ARTS
Ideal Office #3
2003-09-01
Le bureau, lieu de travail, est aussi un lieu de vie. Outcasts Incorporated, à Paris, a déplacé cet espace dans le lieu d’exposition. À chaque session, un artiste donne une version rêvée de ces endroits. C’est l’artiste Laurent Saksik qui s’est activé cette fois-ci à la tache. Résultat ? Un bureau qui se divise entre travail et détente. D’un côté de sobres bureaux, de l’autre un lit. Entre les deux, tel un signe urbanistique, un poteau orange fluo. Connu pour jouer avec les couleurs, la lumière, les atmosphères, Saksik a commencé par détourner une caméra de surveillance. Celle-ci retransmet en direct des images du ciel une fois que l’employé idéal a rejoint son espace de repos. Là, entre des murs noirs ou blancs, il peut s’accorder une pause en se cultivant. Pour se redonner du cœur à l’ouvrage, il visionne des DVD aux titres héroïques comme "La vengeance aux deux visages" ou "divague" à travers un essai de source insaisissable de bien être au bureau.


Outcasts Incorporated
9 rue Pierre Dupont
75010 Paris, tél 01 42 05 93 75
jusqu’au 16 Octobre

Anaid Demir & Philippe Régnier

 
LIBERATION
Position idéale
2003-09-01
Design/ un ensemble reposant de meubles de bureau conçu par Laurent Saksik.

On a repris le chemin du boulot et, pour beaucoup, retrouvé le bon vieux bureau encombré de papiers et l’ordi explosé de mails… Pour avoir encore un peu la tête dans les nuages, on ferait bien un petit stage vers l’Ideal Office conçu par l’artiste Laurent Saksik. Pour la troisième fois, Géraldine Postel, fondatrice de la régie publicitaire Outcasts Incorporated, invite art contemporain et design à transformer ses locaux en Bureau Idéal pour trois mois. Le lieu n’est pourtant pas évident : un long rez-de-chaussée peu éclairé dans le Xe arrondissement de Paris.
Dans le dispositif de Saksik, des tables carrées, légères, blanches et des écrans plats : il faut bien travailler. Tout un mobilier discret, permutable, et des luminaires différents. Surtout, un vrai grand plumard, où l’on peut se ”poster” allongé avec son portable. Car ici, labeur, fonctionnalité et efficacité ne sont pas attachés qu’à la position assise. Dans la cinébibliothéque, des livres(Montaigne), des DVD(John Ford), de la musique (Werbern). Le tout est articulé avec les oeuvres mêmes de l’artiste : des toiles aux pigments purs.
“La culture ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise”, affirme Saksik. Le ciel non plus. Grâce à un grand écran plat, telle une immense fenêtre, défilent les cieux mouvants parisiens captés en directe par une caméra de surveillance extérieure. Nuages, soleil, vent, oiseaux, en boucle, dans un faux trompe-l’œil : l’extérieur est ici détourné en irruption virtuelle.

Anne-Marie Févre

 
TIME OUT PARIS
Art & Exhibitions Ideal Office #3
2003-07-01
9 rue Pierre Dupont, 10th (01 42 05 93 75/www.viewoutcasts.com). M° Château Landon. Until 16th Oct., Mon-Fri 10am-1pm, 3-6pm. Free.
“Ideal Office” is a project initiated by media agency Outcasts Incorporated, asking four different artists to create an ideal workspace. The designs are then installed at the Outcasts Office. After the playfully philosophical opener by Devon Dikeou and the pretty, pink and peaceful number from Dike Blair, it falls to French artist Laurent Saksik to get high-tech and high - concept. A range of sleek Apple computers perch on desks, and at the back of the room a double bed (for power napping?) looks onto a giant, flat plasma screen.

Nathalie Whittle

 
DOUBLE
Ideal office
2003-05-01
“Il était dominé par certaines impressions superstitieuses relatives au manoir qu’il habitait, et où il n’avait pas osé sortir depuis des années, une influence que quelques particularités dans la forme même et dans la matière du manoir héréditaire avaient, par l’usage de la souffrance disait-il, imprimé sur son esprit, un effet que le physique des murs gris, des tourelles et de l’étang noirâtre où se mirait tout le bâtiment, avait à la longue créé sur le moral de son existence”

Edgar Allan Poe
“Subissant un travail, se plantant sur un autre, s’essayant dans des lieux ne pouvant la contenir Géraldine Postel, créatrice de Outcasts Incorporated, ressenti le besoin urgent de penser à un autre lieu, un espace la retenant, ne la compressant pas dans une rigide définition de ce que pourrait être un lieu de travail : commence alors pour elle la quête de l’Ideal Office”…


AUX ORIGINES DU BUREAU IDEAL
C’est en 1860, avec l’avènement de l’ère industrielle, que la notion d’espace de bureau commence à prendre sens. Après avoir investi les lieux d’habitation, les espaces de bureau vont progressivement se développer sur le modèle de l’usine : rationalisation, standardisation, découpages des tâches. En 1900, on assiste aux Etats Unis à la naissance des premiers immeubles de bureaux. Apparaissant alors les pools, espaces neutres dans lesquels chaque individu occupe une position fixe, dans un cadre fixe, pour une tache fixe, selon la logique du taylorisme. Après la seconde guerre mondiale, le travail administratif devient l’objet d’une conception de l’espace - bureau reposant sur un autre modèle, tentant de privilégier l’ouverture et la communication. On voit ainsi se fleurir et s’ouvrir les espaces sous l’impulsion des frères Schnellen fondateurs du mouvement Quickborner. Mais le “landscape office” s’avéra générateur d’angoisses et incompatible avec l’existence d’un territoire personnel.
Depuis les années 70, des nouveaux systèmes d’aménagement ont été pensés dans un souci d’adaptation tant pour des modèles de productivité alors inédits, que pour des individus amenés à les utiliser.
Tout a été considéré : du confort physique (avec l’étude ergonomique du design, de l’éclairage, de l’environnement thermique, de l’ambiance acoustique et du traitement des couleurs et des matériaux), jusqu’à la recherche d’un apaisement psychologique (développer des notions de l’espace du travail comme territoire, du besoin d’appropriation et de privatisation). Mais ces concepts demeurent formats et réglés aux rythmes d’une standardisation des pensées qui n’a guère annihilé ou contrôlé les angoisses.
Bernars Stiegler parle d’une crise du “de-goût”. “Les gens en ont marre de vivre dans un monde qui engendre la perte de goût. Ils en ont marre de vivre dans un monde dans des cités sans esprit, de dialoguer par “talk show” interpose… or nous sommes invités à une limite. Il y a immense chantier qui est avant tout esthétique. Et de fait, les créateurs ont un rôle de premier plan à y jouer”.
Ce chantier, Outcasts Incorporated l’a entrepris à travers l’édification de l’ "Ideal Office", lieu de travail conçu par des artistes, permettant un dépassement de l’opposition intériorité/extériorité qui provoque généralement perte d’identité et perturbations physiques. Ce concept est d’abord pensé pour chambouler les cloisonnements de nos structures.
Le nom de la société Outcasts Incorporated, “ les marginaux en corporation” annonce un bouleversement des pensées. L’activité même du lieu déjoue toutes les codifications établies, enfin des artistes “illuminés” et désordonnés” déboulent dans la sage organisation du travail. La devise d’ Outcasts Incorporated, “Business is the Best Art”, s’est matérialisée pour la première fois avec l’idéal bureaucratique de Devon Dikeou: au sol un gazon synthétique signifiant un terrain de jeu, métaphore du monde du travail et de son implacable esprit de compétition. Sur cet infernal parcours sont organisés différents espaces destinés aux changements de situations, d’attitudes et d'émotions : un canapé blanc pour apaiser les tensions, des lampes pour éviter l’angoisse à la nuit tombée, et, comme pour adoucir les pulsions guerrières, une fontaine à eau aux proportions enfantines, des dragées multicolores et des nains de jardin au sourire béat. Mais cette structure apparemment loufoque conserve à l’esprit que la recherche d’un bien être ne doit pas s’aborder la notion du business, que bien au contraire elle doit l’alimenter : “je voulais être un businessman de l’art” ou un artiste des affaires. Faire des bonnes affaires, c’est l’art le plus fascinant…”

Dike Blair est le concepteur du deuxième épisode de l’Ideal Office – en fonction jusqu’au 16 mai 2003. au mur et au sol les mêmes couleurs pastel que dans la salle de bain, des voiles blancs pour moduler l’espace sans toutefois créer d’obstacles. Et conversant entre eux, un bureau en aluminium (Xavier Lust), des chaises (Bruno Fattorini), un canapé (Christian Ghion) et une table basse (Patricia Urquiola). Cette performance spatiale reflète une réévaluation du primordial dans un espace collectif et pourtant non publique. Ce processus participe en réalité d’une véritable révolution de notre mode d’être face au monde de la production.

L’ESPACE CREATEUR
Cette volonté de réappréhender son lieu de travail de mieux gérer l’angoisse du “loin-de-chez-soi-mais-où-?” semble avoir aujourd’hui occupé l’esprit agitateur des artistes. Non seulement parce que leur espace privé et social ne forme souvent qu’un même et unique lieu, mais aussi parce que leur permanent questionnement sur l’espace les conduit à une volonté de faire exploser les concepts poussiéreux de la muséographie. Le bien fondé de ces préoccupations, souvent jugées futiles, s’illustre à travers une multitude de propos. Peut-on penser lieu plus fructueux que la mythique Factory, où se mêlaient créations, expérimentations, frénésie, disputes, et sommeil de Warhol et de ses “ hyperstars ”? Mais ce phénomène d’un foisonnement circonscrit dans un lieu ne se limite pas au simple espace privé. Montmartre, Montparnasse, Saint Germain, ont canalisé l’énergie explosive de plusieurs générations. Henri de Toulouse Lautrec trouvait dans les maisons closes un lieu autant d’inspirations que d’apaisement, au point d’y finir ses dernières nuits. Modigniani, Picasso et tant d’autres ont investi la Rotonde, le Select, la Coupole. Sartre squattait au Flore, payant pour tout loyer un café noir rapidement nauséeux… Cette appropriation d’un lieu public comme lieu de travail et de vie souligne l’importance de l’environnement pour la création.
Outre le pouvoir d’envoûtement de ces lieux préexistants, nombre d’artistes œuvrent à la création ex-nihilo de tels espaces. Kurt Schwitters, Piet Mondrian, Clas Oldenburg, Donald Judd ou, plus récemment, Jorge Pardo et Claude Levêque : tous ont planché sur une nouvelle manière d’appréhender l’espace. Ainsi Andrea Zittel, pour la Documenta X (1997), a conçu des constructions semblables aux caravanes des terrains de camping. Bien que montées sur roués et donc mobiles, ces refuges signifient moins un voyage intérieur, vers des lieux réels et lointains qu’un voyage intérieur, vers des paradis rêvés, utopiques. Andrea Zittel a donné à tous ses ”A-Z Vehicles” la même apparence extérieure tandis que l’intérieur est entièrement aménagé par le propriétaire selon ses propres désires, son univers imaginaire. Tous ces questionnements sur la spatialisation de l’intime a mené les artistes à reformuler l’espace muséographique : en 2000 l’exposition “Elysian Fiels” au centre Georges Pompidou a été scénographiée par deux artistes y participant, Dominique Gonzalez Forrester et Dike Blair; “Urgent Painting” au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris a ébranlé les strictes limites murales et dernièrement “Speaking Tongues”, également présentée à l’ARC, propose un dispositif alternatif réalisé par l’architecte pékinois Chang Yung Ho… Mais, si d’autres lieux prétendent aujourd’hui à un positionnement sensitif, aucun changement ne se profile dans la conception des lieux de travail. Et cela malgré la crise des consciences et le carnage des suicides… il y a toujours des bureaux ressemblant à des salles d’attente et des salles d’attente ressemblant à des bureaux.

Sophie Faucillion

 
LE FIGARO MADAME
Siffler en travaillant
2003-05-01
Afin de rendre l’endroit où nous passons la majeure partie de notre temps plus agréable, les designers se sont penchés sur nos bureaux. Pour assurer notre confort, leurs innovations ont d’abord porté sur les matières et la lumière. Pour le projet de conception du Bureau idéal, mené avec Habitat, le créateur Dike Blair dessine un espace clair et délimité par des rideaux blancs translucides laissant filtrer la lumière. Et comme les nouvelles technologies et les câbles exigent aussi quelques aménagements, on a imaginé des bras articulés pour écrans d’ordinateur, qui laissent le champ libre sur la table. Il nous fallait davantage. C’est dans un esprit esthétique et ludique que sont désormais pensés nos univers professionnels. Le designer belge Bulo a conçu un siège, Pub and Club, en velours côtelé imprimé zèbre qui s’éloigne résolument de l’image traditionnelle du mobilier d bureau. Dike Blair met des fleurs aux murs et sur ses sois en latex. Les accessoires évoluent eux aussi : Bob Design se lance dans la confection de lampes et de pots à crayons en matière synthétique bleue, rouge ou vert olive. La tendance serait à la couleur si l’aluminium ne conservait sa suprématie. On voit aussi de grandes tables, parfois reliées entre elles pour faciliter le travail d’équipe. Tout est fait pour qu’on reste attelé à son bureau.

 
INTRAMUROS
Vivant Bureau
2003-04-01
Dans ses locaux de travail, la régie publicitaire Outcasts Inc. se livre à une expérience: transformer tous les trimestres son bureau en le confiant à un artiste. Pour la seconde édition du projet “Ideal Office”, les clés de l’aménagement ont été remises à l’artiste américain Dike Blair : un bureau “stimulant, pratique et agréable”.

“Nous nous sommes intéressées au bureau parce que nous y passons une très grande partie de notre temps, d’où l’idée de déplacer l’attention apportée à l’appartement pour la concentrer sur le lieu de travail” explique Géraldine Postel, à la tête d’Outcasts Inc. L’an dernier, à la veille de son déménagement, il a paru urgent à la petite équipe d’interroger le bureau pour pallier la hantise de l’installation dans un nouveau local, une ancienne boutique dans le 10e arrondissement de Paris. Cela, après avoir longtemps travaillé dans des conditions simplement domestiques : le projet “Ideal Office” doit permettre d’humaniser les conditions de travail et offrir par là même un environnement propre à favoriser le développement des capacités professionnelles.
Le scénario du bureau idéal est très raffiné, à la mesure de l’activité de cette petite régie publicitaire qui n’alimente que des magazines tout à fait pointus (Dazed&Confused, Another magazine, Purple,…) et se préoccupe de projets événementiels non moins élégants.
Ni Géraldine Postel, ni ses jeunes collègues, ne ressemblerait, à la première vue, aux avocates d’un nouveau fordisme, plaidant pour l’augmentation de la productivité dans l’entreprise par la rationalisation des techniques de production. Comme l’indique déjà l’oxymoron de sa raison sociale même qui fait de la marginalité – “Outcast”- une forme d’entreprise à nature commerciale, il s’agit toujours de travailler, mais différemment.
Quelques-uns des signes posés par la première artiste invitée, l’Américaine Devon Dikeou (créatrice du semestriel américain Zing) semblent une manière d’ode productiviste terrifiante, agitante quelques symboles cauchemardesques. Une pointeuse à l’entrée, des panneaux où se trouvent des piques les noms des collaborateurs ou le meilleur employé du mois, des références sportives le revêtement du sol, une balle de base-ball/ icône signée qui place la performance et le dépassement de soi en vis-à-vis permanent. Les gnomes (Kartell), le canapé (Moroso) les modules de bureau (Habitat) renvoient en revanche au confort de la maison et à une forme d’humanité sensible.
Au premier abord, la réussite formelle de l’aménagement - cette succession de pièces choisies avec soin, ludiques ou très inattendues dans ce contexte-laisse croire à un appartement témoin qui ne sera jamais confronté à une pratique opératoire, il évoque bien plus l’installation conceptuelle que la chaîne de montage, le bureau panoptique ou ces élevages de batterie qui se nomment “paysagers”. La démarche d’Outcasts pose de nombreuses questions. En premier lieu, le choix d’un artiste, plutôt sur un architecte ou un designer, “afin d’échapper aux formats, à leurs habitudes de réponse, à une esthétique qui prévaudrait sur le confort”. De manière plus essentielle encore, c’est la légitimité même du bureau qui est ici sur la table d’opération : malgré la formidable augmentation de puissance de l’individu connecté-informatique, téléphonie - le lieu de travail collectif, distinct de son domicile, ne cesse d’avoir une actualité, quand bien même des statistiques diverses remettent en cause son efficacité : parce qu’il est trop sinistre? Parce que l’accès gratuit aux services Internet est aussi source de distractions permanentes ? Parce que l’environnement-bruit, vues - nuit à la concentration. Les causes sont multiples, mais la conclusion demeure que le bureau continue à avoir une justification. D’actualité, par conséquent, les tentatives de son amélioration.
L’artiste est ici invité à prendre soin des locaux en répondant à la terrible question : “quel serait mon bureau idéal ?” il effectue une sélection d’éléments mobiliers sur le fondement des catalogues de partenaires gracieux de l’opération (Habitat, Moroso, Artemide, Kartell pour la première édition : MDF Italia, Octant, Tarkett Sommer, Habitat pour la seconde). Le cahier des charges est sommaire : trois emplacements de travail, une place prévue pour trois ordinateurs, un salon d’attente, une cuisine, des circulations. Le tout dans 40m2. L’installation demeure en place pendant trois mois. Et pendant tout ce temps, Outcasts travaille dans ses nouveaux meubles. Le public est invité à leur rendre visite ; il constate que les cochons d’Inde ne tournent pas fébrilement dans leurs roues, mais sont plutôt souriants. Il pourra, selon ses moyens et ses besoins, y trouver une inspiration ou acheter l’installation (trois exemplaires sont proposés).
Il ne s’agit pas d’une installation au sens purement artistique du terme, puisqu’il est ici directement question d’application concrète, de travail. Il est ensuite tout à fait important que l’équipe de la régie publicitaire se propose ici comme des cobayes de l’opération, et tire plus tard des enseignements de cette pratique : l’édition d’un livre est prévue à l’issue de ce projet qui comportera cinq étapes. La réussite de l’opération déjà patente : il y a de l’esprit dans le bureau.

Pierre Doze

 
TECHNIKART
La maison du bonheur
2003-04-01
Le bureau idéal
Signe des temps même le monde de l’entreprise revendique aujourd’hui des valeurs de mieux–être et d’élégance. La régie média Outcasts Incorporated, qui commercialise les magazines Purple, Dazed & Confused et Another magazine, fait décorer ses bureaux tous les trois mois par un nouveau créateur (Dike Blair actuellement). Son concept de bureau idéal (Ideal Office)
est présenté comme " un projet d’utopie libérale, une alternative positive à notre environnement de travail ".

Olivier Malnuit

 
LE COURRIER DU MEUBLE ET DE L'HABITAT
Le bureau idéal testé grandeur nature
2003-03-31
Outcasts Incorporated, jeune régie publicitaire, présente dans ses propres locaux et ce jusque courant 2004, une série de projets d’artistes sur le thème du bureau idéal. Après avoir accueilli l’américaine Devon Dikeou, les salariés de la régie parisienne expérimentent, depuis le début du mois, l’univers de travail imagine par Dike Blair. Gros plan sur une initiative peu banale.

Partie du constat que nous passons la majeure partie de notre temps à travailler, que chacun cherche à optimiser ses résultats professionnels ainsi que ses conditions de travail, Géraldine Postel, fondatrice de la régie publicitaire Outcasts Incorporated (“les marginaux en corporation”, le nom étant déjà tout un programme!), présente, dans ses propres locaux du dixième arrondissement de Paris, une série d’installations conçues par des artistes autour de la question du bureau idéal. “Ideal Office est, à l’origine, un projet d’utopie libérale qui tend à présenter une alternative positive à notre environnement de travail”, nous expliquent les détenteurs du projet.
“Nous cherchons à concevoir un bureau qui tente d’offrir aux employés les meilleures conditions pour un accomplissement personnel et une progression professionnelle, à l’opposé d’une contrainte ou d’une nécessité”.

A mi-chemin entre une commande d’artiste et une exposition design, “Ideal Office”, réalise notamment en partenariat avec Habitat, Artémide, MDF Italia, Octant ou Tarkett Sommer, présentera donc chaque trimestre, un projet dans lequel l’artiste invité exprime sa vision du bureau idéal. Au total, la régie publicitaire exposera cinq concepts de créateurs qu’elle expérimentera successivement en travaillant dans cet espace de 45m2 pendant toute la durée de l’opération, c’est-à-dire jusqu’en avril 2004.

Après le terrain de jeu…

Si la première configuration, créée et imaginée par Devon Dikeou, artiste américaine par ailleurs co-fondatrice avec Géraldine Postel de la revue “Zingmagazine” comparait le bureau, lieu de peformance et de compétition, à un terrain de jeu, au sens ludique comme sportif du terme (pelouse synthétique au sol, balle de base ball, etc..), “Ideal Office n°2”, signé Dike Blair, se veut quant à lui beaucoup plus pragmatique. “Mon bureau idéal, explique l’artiste américain, doit allier plaisir, luminosité et efficacité”. Qu’à cela ne tienne. Dike Blair nous invite à découvrir un espace de travail où modularité et sensualité ont été ses axes de travail privilégiés. L’artiste opte pour un espace entièrement ouvert, traversé par un jeu mobile de rideaux Habitat pour créer, à sa convenance et en fonction des heures de la journée, un espace d’intimité non figé. Exit également les meubles de bureaux individuels pour chacun des quatre salariés de la société. Une longue table en aluminium de 3,4m, signée Xavier Lust pour MDF Italia, réunit désormais toutes les forces vives de la régie. “Un univers que Dike Blair a souhaité non hiérarchisé”. La tonalité de l’espace est aux couleurs tendres proposant une vision assez féminine de la décoration. Des murs peints en rose pale, “une teinte apaisante et agréable à vivre”, nous assure une des salaries de l’agence, mis en contraste avec des compositions florales et un sol vert amende rehaussé d’une moquette fushia signées des Radi designers. “L’art, explique l’artiste, devrait abandonner sa fonction première, c’est à dire la critique, pour se plaire à explorer son rôle décoratif”.

En faisant se rencontrer l’art contemporain et le design d’intérieur, “Ideal Office” se présente à la fois comme un projet d’artiste, un lieu de travail fonctionnel, un concept d’intérêt sociologique et une galerie. Les travaux donneront lieu à la publication d’un livre de 200 pages, bilingue anglais/français courant 2004. “Bien plus qu’une compilation des projets présentés tout au long de l’année, ce document comprendra des textes de sociologues, psychologues ou critiques d’art relatifs à l’univers du travail”, nous précisent les détenteurs du projet. Initiative peu banale à découvrir de toute urgence!

E.J

 
RESIDENCES DECORATION
Bureau Idéal
2003-03-01
La directrice artistique Géraldine Postel a inauguré son nouvel espace avec un projet d’installation “Ideal Office”renouvelé tous les trimestres. Chaque artiste invité propose ce qui serait selon lui, le bureau idéal.
Pour sa première réalisation, elle a confié ses quarante mètres carrés à l’américaine Devon Dikeou (voir photo). Depuis d’autres créateurs prolongent le concept en mariant art contemporain et design d’intérieur.
Paris : 9 rue Pierre Dupont (01 42 05 93 75 ou www.viewoutcasts.com).


 
STRATEGIES
La vie des créatifs
2003-03-01
Vernissage aux bureaux

La régie Outcasts Incorporated invite, tous les trois mois, un artiste à réaménager ses locaux. L’occasion d’une réflexion sur les lieux de travail.

Changer d’environnement de travail périodiquement, c’est le rêve de plus d’un employé de bureau. La régie publicitaire Outcasts Incorporated le réalise en confiant, tous les trois mois, ses locaux situés près de la gare de l’Est, à Paris, aux bons soins de l’imagination d’un artiste. Le projet “Ideal Office” (le Bureau Idéal) a déjà fait appel, entre Octobre et Janvier derniers, à l’américaine Devon Dikeou, qui a parsemé la surface du site (60m2 tout en longueur) de pelouse synthétique et de tabourets en forme de nains de jardin, signés Philippe Starck.

Penser différemment les ressources humaines
Son compatriote Dike Blair prend le relais jusqu’au 16 mai. L’installation comprend une grande table en aluminium tiré du catalogue MDF Italia, la moquette Tarkett Sommer des Radi Designers, un canapé rouge de Christian Ghion pour Octant et des accessoires Habitat. Le rose et le vert des murs et du sol donnent un ton printanier au décor. “Dans mon bureau idéal, le plaisir, la luminosité et l’efficacité doivent être omniprésents”, explique Dike Blair. “Nous sommes les rats de notre propre laboratoire, témoigne Géraldine Postel, la responsable d’Outcasts Incorporated en admirant le résultat. Tout changer au bout de trois mois demande un boulot fou, mais le projet nous dynamise. Il nous a même amené de nouveaux contacts comme le Palais de Tokyo ou le festival d’Hyères”. Outcasts Incorporated qui réinvestit une partie de ses bénéfices dans cette opération prévoit de réaliser cinq installations jusqu’en avril 2004 et d’en tirer un livre assorti de textes de critiques d’art, de designers d’intérieur et de sociologues. Régie publicitaire pour des titres alternatifs comme Blast, Dazed & Confused, Purple ou Nest, la société fait aussi de la direction artistique et édite son propre titre “Roses Tatouées”, qui ne publie que des photos.
Le nom même de la régie (“Outcasts” signifie “marginaux”) reflète bien son engagement. “Nous voulons entraîner un nouvel état d’esprit autour du travail”, affirme Géraldine Postel. Les gens dépensent des fortunes pour leurs intérieurs domestiques, même s’ils passent la majorité de leur temps au bureau. Il est important d’envisager les ressources humaines autrement qu’en termes de performances ou de rendement”. La jeune femme applique la même philosophie à son appartement : “régulièrement, je pousse les meubles”.

Pascale Caussat.

 
TIME OUT
Pick of the week
2003-03-01
Around Town
Ideal Office #2
9, rue Pierre Dupont, 10th (01.42.05.93.75/www.viewoutcasts.com). M° Chateau Landon. Mon-Fri 10am-1pm, 3-6pm. Free.
How would you envision the ideal office? This is a question put to selected artists by media agency Outcasts Incorporated, whose own 60m2 workplace is then fitted out with the answer.
The second of four eventual installations. American artist Dike Blair’s utopian design is ideal if pink walls, a lime green brick floor and paintings of flower make you feel at all like hard graft. Blair has deliberately gone for something feminine: “An artist could have said: “Let’s fuck this space up!” but I wanted to treat it conservatively, to make it attractive,” he explained. And so it is, although slightly bland compared to Devon Dikeou’s playful design, which kicked off the project last winter.

Nathalie Whittle

 
CASA VOGUE
O escritório ideal
2003-03-01
A agència Outcasts Incorporated concebe um projeto de instalação que se renova a cada três meses, onde um artista convidado propõe sua versão daquilo que seria o escritório ideal. A agência, além de organizar e apresentar as instalações, também experimenta cada ambiente atuando no espaço durante a exposição. Reunindo os universos da arte contemporãnea e do design de interiores, Ieal Office é , ao mesmo tempo, expressão artística, ambiente de trabalho funcional e conceito de interesse sociológico, além de galeria. A segunda edição tem a assinatura do artista plástico americano Dike Blair, para quem o escritório ideal deve ter como principais características o prazer, a luminosidade e a eficiência. Para seu Ideal Office, Balri selecionou peças da MDF Itália, da Octant, da Tarkett Sommer e da Habitat, apostando também nos tons rosa e verde para criar ambientes decididamente modernos. A próxima edição contará com o artista francês Laurent Saksik e acontecerá entre maio e julho de 2003. Ideal Office, por Dike Blair, 9, Rue Pierre Dupont. Até 1§ de aio.

 
JALOUSE
2003-02-01
60 m2 dans le « bureau idéal » de Devon Dikeou

9 idées à piquer à Ideal Office:

1- Monomaniaques, installez une bibliothèque ”mono-auteur” réservée à l’artiste ou l’auteur de votre choix (ici, Andy Warhol).

2- Out le coco ou le Lino, posez plutôt un sol en faux gazon.

3- Remplacez la réceptioniste par une pointeuse. Rien de tel pour se faire une idée précise du va-et-vient des individus dans votre bureau.

4- Une plante verte. Pied de nez aux immondes plantes artificielles qui font la laideur des halls d’entrée.

5- Accumulez les grands tableaux noirs aux murs, où sont inscrits, en grosses lettres blanches, les noms de vos employées.

6- Pour voir la vie en bleu, même au boulot, utilser la peinture Bleu Guggenheim. En hommage aux murs turquoise de la chambre du palais venetien de Peggy Guggenheim.

7- Collectionnez un objet décalé (ici, salières inédites) et les poser sur une étagère.

8- Optez pour les bonnes marques: Habitat pour les bureaux, l’étagère des salières ou la table de salon. Moroso pour le canapé. Philippe Starck pour Kartell pour les nains de jardin. Artemide et Polluce pour les lampes.

9- Troquez une business card contre un dragée. Ca marche.

*Ideal Office (9, rue Pierre Dupont, Paris 10ème), une installation éphémère qui donne carte blanche à un artiste pour aménager un «bureau idéal».
Devon Dikeou est une artiste américaine et créatrice du semestriel américain Zing.
Prochain invité (en mars): l’américain Dike Blair. Ideal Office: Tél: 01 42 05 93 75

 
OFF D’INTRAMUROS
Ideal Office
2003-01-28
Jusqu’au 28 janvier
A l’initiative de la société Outcasts, Devon Dikeou, artiste américaine et éditrice du magazine d’art “Zingmagazine” donne sa vision du bureau idéal.
Outcasts : 9, rue Pierre Dupont 75010. tous les jours sauf dimanche de 10h à 13h et de 15h à 18h.
Samedi de 13h à 18h

 
DIZAJN.NET
Un ”bureau idéal” à Paris
2003-01-01
Directrice de la société Outcasts Incorporated, à Paris Géraldine Postel a fait un constat: “ Les gens s’évertuent à aménager leur chez-soi alors qu’ils passent la majeure partie de leur journée au bureau”. Il serait donc grand temps, selon elle, d’imaginer des environnements de travail “plus agréables”. Comment ? En jouant tout simplement les cobayes. L’expérience a pour nom de code : Ideal Office, en Français le “Bureau Idéal”. Tous les trois mois, un artiste choisi par Outcasts Incorporated, intervient dans les locaux de la société et les transforme à son gré. On lui fournit divers catalogues de fabricants de mobilier (Kartell, Habitat, Moroso, Artemide…) qui, pour l’occasion, sont aussi les sponsors, charge à lui de sélectionner les meubles matérialisant le mieux l’idée qui’il se fait du " bureau idéal ". Cet aménagement ne se vaut pas une installation de galerie ou de musée, car le but de l’opération, pour les trois employés de Outcasts Incorporated, est évidemment d’utiliser ce " bureau idéal " dans une pratique quotidienne. Le premier artiste, Devon Dikeou, avait imaginé un bureau pittoresque et ludique, s’inspirant de l’univers du base-ball, avec un sol synthétique de couleur herbe verte et des tabourets – nains de jardin de Philippe Starck (Kartell). Dike Blair, deuxième artiste invité dont le projet est visible jusqu’au 16 mai, a lui, imaginé un bureau résolument contemporain, où "le plaisir, la luminosité et l’efficacité se doivent d’être omniprésents ". Il a donc repeint le lieu de couleurs paisibles, rose pâle pour les murs, vert pistache pour le sol, et a déroulé une moquette bigarrée (Radi designers pour Tarkett Sommer). Côté mobilier, l’artiste a, notamment, choisi deux tables en aluminium éditées par MDF Italia, l’une ronde de l’Italienne Patricia Urquiola, l’autre oblongue du belge Xavier Lust ; des luminaires issus du catalogue Habitat (suspension Neo, lampe sur pied Form…) ainsi qu’un large fauteuil rouge Sugar, dessiné par le français Christian Ghion pour Octant.
Au total, cinq artistes devraient intervenir et leurs propositions faire l’objet d’une publication. Un doute saisit véritable le visiteur : le travail de l’artiste est-il une véritable réflexion sur l’environnement de travail ou bien une œuvre d’art ?

Ch. S.

 
L’ŒIL Hors Série 2003
Des initiatives prometteuses à la croisée de l’art et de l’économie
2003-01-01
Pinault, Arnault, Hamon, de Galbert…leurs point commun ? Participer à la dynamisation des fondations et au renforcement du lien entre art et entreprise, nouveau réseau de diffusion de l’art.

….
La société de régie publicitaire Outcasts Incorporated s’est lancée depuis peu dans un programme intitulé Ideal Office. Un artiste est invité chaque trimestre à concevoir une installation à l’intérieur de la société en tentant “d’offrir aux employés les meilleures conditions d’un accomplissement personnel et une progression professionnelle”. ….

Eric Mézan





Ideal Office #2 par Dike Blair. Exposition jusqu’au 16 mai 2003 chez Outcasts Incorporated, 9 rue Pierre Dupont 75010 Paris.

 
LE MONITEUR ARCHITECTE
Fun Office
2003-01-01
Cette installation est le deuxième volet du projet « Ideal Office » exposé à la galerie Outcasts Incorporated, laquelle avait entrepris un premier travail de recherche avec l’artiste Devon Dikeou.
Chaque trimestre, un artiste invité est investi d’une mission faisant de son interprétation subjective un fondement : proposer ce que serait pour lui un « bureau idéal ». A l’origine de cette démarche, la volonté de mettre en œuvre une alternative « positive » à l’environnement de travail, expérimentée en premier chef par le personnel de la galerie. Jusqu’au 16 mai prochain, c’est l’intervention de l’artiste américain Dike Blair qui est exposée pariant sur de poncifs tels que le plaisir, la luminosité et l’efficacité. L’artiste a mis en scène quelques pièces de design de Christian Ghion (un canapé rouge), Radi designer (un moquette-tapis), Xavier Lust (un bench en aluminium), Bruno Fattorine (les chaises de bureau), Patricia Urquiola (une table ronde), etc. Les nombreuses contributions des designers conduisent à se demander si c’est le design qui est mis en situation d’oeuvre ou si finalement c’est l’œuvre elle-même qui est mise en design. A Dike Blair de s’expliquer : « L’art, le design et la décoration sont tous trois impliqués dans un jeu d’imbrications sémantiques qui se confondent et se mêlent. (…) La fonction décorative est indissociable de l’art ou du design, elle est immanquablement présente et je pense que la réalisation de mon bureau idéal est une situation dans laquelle l’art devrait abandonner sa fonction première – la critique – pour se plaire à explorer son rôle décoratif.

 
NEST
Ideal Office
2003-01-01
“Ideal office in an going installation project initiated by Géraldine Postel, Nest’s Paris advertising representative and owner of Outcasts Incorporated for the project, her work space has been redecorated by the artist Devon Dikeou, who examines the overlap of performance in the corporate and sporting worlds.”

 
OFF D’INTRAMUROS
Ideal Office
2003-01-01
Jusqu’au 28 janvier.
A l’initiative de la société Outcasts, Devon Dikeou artiste américaine et éditrice du magazine d’art « Zing Magazine » donne sa vision du bureau idéal.

 
ETAPES
“Good business is the best art”*
2002-12-01
Ideal Office est-il une hérésie ? Ni boutique, mais ex-boutique, ni galerie mais débordant d’œuvres d’art, ni magazine de design mais vendeur de ses propres meubles, ni bureau – pardon, si, ce lieu interlope est la résultante de deux esprits forts qui, loin de vouloir écarteler art, design et argent, les mêlent sans complexe. D’un côté, l’artiste américaine Devon Dikeou, fondatrice de l’alternatif Zingmagazine est conviée à diriger cette première édition de l’Ideal Office. De l’autre, Géraldine Postel, fondatrice de la régie publicitaire Outcasts Incorporated, initiatrice du projet, tiraillée entre un penchant frondeur et un sens aigu des affaires. Chef d’entreprise qui applaudit aux trente-cinq heures et s’interroge sur nos façons de vivre ou de souffrir du travail, G. Postel définit ce principe de bureau idéal comme un dispositif d’“utopie libérale”. Une forme d’engagement politique, affectif et économique qui bousculerait le sacro-saint souci de rentabilité (ce projet est onéreux) et reprendrait à son compte les bons préceptes des ressources humaines. Epanouissement personnel, esprit sportif, goût du défi, etc. sont ainsi épinglés de façon subtile et insolente dans cet espace de 40m2: sol en gazon artificiel transformé en terrain de jeu et de sport (il a été superposé au plan du terrain du Yankee Stadium), pointeuse façon livre d’or, balle signée de Babe Ruth pour la “gagne”etc. L’ironie est permanente et l’effet d’optique saisissant : l’espace est lieu de vie, de culture et d’exposition (Habitat, Kartell, Artémide et Moroso sont mécènes).
Comme tout objet de design, oeuvre d’art ou produit commercial, Ideal Office est à vendre, intégralement. Et puisque les affaires ne s’arrêtent jamais, d’ici à un mois, un autre artiste succédera à Devon Dikeou et bâtira son fantasme de bureau idéal.

Ideal Office est au 9 rue Pierre Dupont, Paris 10e.
* citation d’Andy Warhol et fétiche de la société Outcasts Incorporated.

 
LE MONITEUR ARCHITECTE
2002-12-01
Société d’art et média, Outcasts Incorporated propose une série d’installations et d’interventions d’artistes autour de la question de l’ideal office. Le bureau est alors considéré comme un outil expérimental pour réfléchir sur les problématiques du quotidien liées, non seulement au travail mais aussi à la vie communautaire. Chaque trimestre, le projet sera remis en cause et renouvelé par un artiste différent.
La première réalisation de ce projet a été menée par l’artiste américaine Devon Dikeou qui présente une édition numérotée de son projet. L’espace qui abrite cette manifestation est volontairement restreint : une galerie de 40 m2. Et ce, en réaction aux courantes expositions en showroom de mobilier de bureau. C’est avant tout l’inscription dans un espace sans artifice ni mise en valeur qui a été ciblé. “Ideal Office est un dispositif d’utopie libérale qui tend à présenter une alternative positive à notre environnement de travail” expliquent les détenteurs du projet. Se faisant le point de rencontre des deux disciplines que sont les arts contemporains et le design, Ideal office se décline comme un projet d’artiste, un lieu de travail fonctionnel, un projet d’intérêt sociologique et une galerie.
Outcasts Incorporated, 9, rue Pierre Dupont, 75010 Paris.

 
LIBERATION
Rouler pour la galerie
2002-12-01
Un samedi par mois, l’agence Art Process propose une déambulation parisienne, à la découverte des derniers lieux marginaux de création.(…) un samedi du mois de Novembre, ça donnera par exemple: une installation de l’américaine Devon Dikeou dans un cadre professionnel et néolibéral (Ideal office dans les locaux de la régie publicitaire Outcasts) (…)

Sonia Faure

 
LIBERATION
C’est la récré au bureau
2002-11-28
Il y a bien une pointeuse. Mais elle n’est qu’un clin d’œil: dès l’entrée, chacun est invité à perforer son carton de présence pour l’intégrer au grand répertoire des visiteurs, accroché au mur. La fontaine à eau est là, elle aussi, mais en taille miniature pour les enfants. Et les tabourets, forme de nains de jardin de Starck, ont remplacé les fauteuils en cuir des salons d’attente.
« Ideal Office est un dispositif d’utopie libérale, qui tend à présenter une alternative positive à notre environnement de travail», explique-t-on à la régie publicitaire Outcasts Incorporated (« Les marginaux en corporation », le nom étant déjà un programme). L’entreprise a proposé à l’artiste américaine Devon Dikeou d’aménager ses locaux parisiens. « Nous aimons allier les antagonismes commentent les associés d’Outcasts. Cette fois nous associons l’utopie traditionnellement de gauche avec des soucis de rendement et d’efficacité liés au capitalisme».
Devon Dikeou compare le bureau, lieu de performance et de compétition, à un terrain de jeu, au sens ludique comme sportif: pelouse synthétique et marquage de ligne d’une touche au sol, balle de base ball signée par le mythique sportif new-yorkais Babe Ruth, comme talisman. « En la tenant dans sa main, on est censé sentir l’aura du champion… ». Et en sortant, chacun laissera sa carte de visite en échange d’une dragée au chocolat.

Sonya Faure

 
FIGAROSCOPE
LE BUREAU IDEAL
2002-11-05
La très avant-garde galerie Purple accueille jusqu’au 24 janvier l’artiste américaine Devon Dikeou, qui redéfinit à travers une installation la notion d’”Ideal Office” (bureau idéal). C’est-à-dire l’aménagement d’un lieu de travail éphémère et itinérant qui réunit les meilleures conditions possibles d’environnement…pour une activité professionnelle optimisée. On demande à voir.

 
Agenda
Vernissage Ideal Office by Devon Dikeou
2002-10-01
Lorsque Géraldine Postel ne se démène pas pour trouver de la pub pour des magazines (Purple, Dazed, Another…) elle pense. Et tente d’imaginer le bureau idéal. Elle a lancé le thème a plusieurs artistes, obtenu leur réponse et a finalement réuni quelques sponsors pour concrétiser la chose (Artémide, Moroso, Habitat, Zucca Travail…) dans ses propres locaux. A mi-chemin entre design, art et socio, on verra ce soir comme l’américaine Devon Dikeou répond à la requête du meilleur environnement pour gagner en plaisir personnel tout en décuplant sa propre productivité. Suivront d’autres artistes, avec une rotation par trimestre.

 
MAGAZINE
IDEAL OFFICE
2002-10-01
Outcasts, pôle d’agités, poursuit ses activités autour de la presse, des expos et des évènements et y ajoute en cette rentrée un dispositif à mi-chemin entre la commande d’artiste et l’expo design : leurs bureaux sont repensés et designés par un artiste différent tous les trois mois ; Premier invité ; Devon Dikeou de Zing Magazine et complice de Géraldine Postel, directrice d’Outcasts. Ouverture et vernissage pendant la Fiac.

 
ZURBAN
Devon Dikeou : Ideal Office #1
2002-10-01
L’artiste américaine inaugure une série de trois réalisations successives en installant son « bureau idéal » dans le lieu.
Une initiative originale qui propose une alternative positive à notre environnement de travail.

 
Archicrée
Ideal Office
2002-09-02
Si la notion de chambre d’artiste est devenue quelque peu familière, voilà bien des décennies que l’univers de bureau n’avait plus été un territoire d’appropriation plastique. Et encore, cette démarche résulte avant tout d’un engagement politique (le club ouvrier de Wladimir Rotchenko), éthique (le Bahaus).
Le concept d’Ideal Office, préconisé par Géraldine Postel d’Outcasts Incorporated (régie publicitaire des magazines pointus de culture plus que de consommation tels que Purple, Nest ou Dazed…), se revendique comme une “utopie libérale”! Bien que chef d’entreprise, la gérante de cette s.a.r.l à la dénomination antinomique (Les marginaux réunis) n’appartient pas à ces PME anti-35 heures, persuadéequ’elle est que l’on peut “travailler efficace pour plus de temps libre” et installer un certain humanisme dans le travail en agissant sur son cadre spatial. Afin “d’échapper au formatage imposé par les designers et autres professionnels de l’espace tertiaire”, elle confiera dorénavant tous les quatre mois l’agencement des 40m2 de ses nouveaux locaux (9, rue Pierre Dupont. 75010 Paris) “à des gens qui ne travaillent pas dans ses bureaux à savoir les artistes”. Poussant sa démarche à son paroxysme, elle décide non seulement que “ce lieu de travail alternatif sera une galerie d’art visitable 6 jours sur 7 de 10 à 18 heures” mais également que son agencement “donnera lieu à une édition limitée numérotée proposée aux collectionneurs et aux institutionnel tant qu’installation artistique”.
Le cahier des charges remis au départ à l’artiste sélectionné porte simultanément sur les fonctionnalités (trois postes de travail, une reprographie, un coin cuisine, un lounge, une bibliothèque) et sur un listing d’éditeurs de mobilier, partenaires potentiels, dans les catalogues desquels “piocher” les meubles et luminaires nécessaires qui, prêtés le temps de l’exposition –expérimentation, feront ensuite partie intégrante de l’œuvre. Première artiste invitée, l’américaine Devon Dikeou regroupe, sur fonds bleu turquoise – différentes de ses productions précédentes (tenant d’avantage du ready-made à la Duchamp) pour imaginer une ambiance très néo-fifties détournant les archétypes laborieux U.S de l’époque qui prennent ici des allures de reliques ou d’ex-voto. A droite de l’entrée, une pointeuse qui date les fiches autographes des visiteurs suivie par des cadres muraux où s’inscrivent, comme des listes d’entreprises domiciliées
dans un immeuble, les noms des confrères de Devon ayant exposé avec elle dans diverses manifestations culturelles. Plus loin dans la kitchenette, une collection de “boules de neige” et une de centaines de pailles à boire dont le papier d’emballage, partiellement tiré, a été plié ou plissé de différentes façons. La bibliothèque stocke une sélection des ouvrages favoris de l’artiste, tandis qu’un bac à fleur dessiné par ses soins et planté d’une composition automnale en fausses plantes, délimite l’espace détente au droit de la vitrine de l’échoppe. Sous le halo de la Melampo d’Adrien Gardère, le canapé blanc Step de Patricia Urquiola est accompagné de tabourets Gnomes de Philippe Starck du plus bel effet sur le faux-gazon tapissant le sol. Les marquages blancs de celui-ci restituent à échelle grandeur une minuscule parcelle du Yankee Stadium dont le plan figure au mur sur un tirage; une balle dédicacée par l’une des stars de la mythique équipe de base-ball qui s’y produit trône sur une étagère-socle au centre du “terrain” et que le visiteur est invité à manipuler tel un talisman, emportant sur sa paume un peu de l’encre de la signature! Devon Dikeou pousse le souci du détail jusqu’au choix des accessoires de cuisine ou des chocolats servis avec le café, mais aussi la tenue vestimentaire des utilisateurs: vestiaire (Zucca travail) et…lunettes de vue (Selima Optique), sans doute pour avoir un regard subjectif sur la démarche pour plus d’interactivité! Rendez-vous, dans quelques mois, pour comparer avec les visions-installations de Bert Heis, puis de Jo Holtzman.

Lionel Blaisse.

 
DAZED&CONFUSED
2002-09-01
Art is not synonymous with sweat and aching limbs artists are more familiar with achieving an emotional response searching for a baseline shot that will leave the opposition on their worn-out knees. But in June in Paris, an international collective of creatives took to the 1920s clay courts to create 15 Love. Organized by photographer Giasco Bertoli and Outcasts Incorporated, the tournament was the culmination of an obsession with tennis courts as an area of magical play and abandoned space, where the game is a physical embodiment of the energy and emotion of artistic expression.
Though the trophy was won by photographer Anders Edström, the project did not close with “Game, Set and Match”, it first became an exhibition (sports photographer Michael Bauswein documented the event) and is now a limited-edition book in which artwork and text reveal their relationship to leisure and sport.
Do you believe artists can play this hard? You cannot be serious.

15 LOVE is published by Outcasts Incorporated.
Enquiries: info@viewoutcasts.com or 0033142059375

 
ZINGMAGAZINE
Fall issue N° 17
2002-09-01
When Giasco Bertoli and Géraldine Postel (Outcasts Incorporated) told me that we were going to organize “15 Love” : a three dimensional project with a tennis tournament for “artists and critics”, a book and an exhibition*, I have to admit that I was merely astonished.
As a matter of fact, Giasco Bertoli has apparently always been obsessed with the world of Tennis. His tennis courts - photographic type settings - are archived year after year, country after country.

I can’t play tennis.
I never really like the sport anyway and I don’t like watching matches on television either.
Isn’t it dull to look at people turning their heads from left to right for hours ?
Nevertheless, I have always thought that empty tennis courts were particularly poetical.
Every trip through the countryside would bring you in front of such an abandoned space burned by the sun or covered with dead leaves.
These spaces are much more than former tennis courts: they withhold secrets of hidden moments, they are magic playgrounds, lost ruins, for children on holydays.
They are part of our memories.

Giasco Bertoli has gathered a collection with hundreds of tennis courts prints, hundreds of figures, hundred of atmospheres.
Randomly: the vivid shade of the orange rectangles suits the dazzling Egyptian light, the unreal colours of the night, when the dark blue sky blends in a gaudy green surface scared by neon lights, the glimpse of a striped green space through the branches of the threes or closed urban spaces where buildings – at the background – are crossed by recognizable metallic diamond shapes.

With “15 Love”, Giasco Bertoli wanted to celebrate these emotional spaces. In order to satisfy his addiction to “collecting tennis pictures” and with a certain touch of humour, Giasco Bertoli had commissioned Michael Bauswein - a young photographer from Tennis magazine - to cover the event with several wide angle lens. Some people would not understand the link between art and tennis but at Paris Tennis, in the 12th district in Paris, nobody would have denied the aesthetic aspect of the place. The architectural conception of a two-court complex was elaborated by Eiffel’s team in the 20’s and the metallic arches of the structure remind us of a famous Parisian tower.
Each detail of the project had been carefully studied, and the courts were definitely appropriate to please our eight protagonists.

For two days, the seven guests had given many appreciative times of entertainment to the visitors.
And they did it in a burlesque way…
Faithfully, sweeping the clay in the early morning, performing a guitar-like racket show, calling one’s girlfriend to let her know about how one had won, shaking the small trophy with pride, the whole crew had a great time!
Until the last minute of the final, nobody had complained about the fact of being exposed and locked inside this particular playground for two days.

Today, the book 15 Love* appears like a perfect reflection of the dynamic that I observed between all these people. Artworks and Pictures are mixed with the inherent energy of this tournament: random choices in a eclectic harmony. The pictures “in action” focus on concentration, pride, laughters that made us realize that, this time, Tennis definitely gave us back something from childhood.

Neither an exhibition nor an opening could have permitted such a meeting between artists who didn’t know one and another. Sport did. Finally, it wasn’t dull at all…

Jessica Boukris

 
La Repubblica
Match d’arte
2002-04-01
I puristi preferiscono Wimbledon, ma il jet set opta assolutamente per Rolland Garros (a Parigi dal 27/5 al 09/6, www.fft@fft.fr). L’artiste Giasco Bertoli ha scelto una terza via, a metà strada tra arte e happening. Si tratta della messa in scena di un progetto “tennistico-artistico” racontato nel libro 15 Love/Love 15 edito da Outcasts publishing (www.viewoutcasts.com), in uscita all’inizio di giugno. L’idea di Bertoli è stata quella di riunire un gruppo di amici, tutti artisti confernati, per un torneo di tennis organizzato come un master: 8 giocattori si sfidano nell’arco di due giorni. Per la prima manifestazione svoltasi a Parigi il marzo scorso sono arrivati il fotografo Marc Borthwick, l’artista Andreas Angelidakis, il critico d’arte Franklin Sirmans, l’artista Davide Bertocchi e il fotografo Anders Edström per incontrare I parigni Christophe Brunnquell, art director e Bruno Serralongue, artista. L’atmosfera è surreale: nell’intervallo tra due partite il campo diventa il set di uno shooting di moda per la rivista Dazed & Confused, mentre i punti migliori sono immortaliti dall’ obbviettivodi un inviato di Tennis magazine. Il prossimo torneo si svolgerà in autunno a Londra, poi sarà la volta di New York. Ma I biglietti non sono in vendita: ci si va solo se invitati.

 
Magazine 33
2002-01-01
Dynamisé par un assemblage de prises de vues de Michael Bauswein (Tennis magazine) venu photographier la performance à la manière d’un tournoi professionnel, le livre 15 Love mêle les archives visuelles de cet évènement atypique aux contributions de ces protagonistes.

Les textes de Jeff Rian, Olivier Zahm, Elisabetta Rota et Alexis Vaillant.
Évènement réalisé avec le gracieux soutien d’Adidas, de Céline et de la galerie MC Magma (Milan/Italie).

Ce livre relate l’aventure intimiste et sportive de huit copains qui ont contribué au projet de Giasco Bertoli, articulé autour d’un tournoi de tennis, au début du printemps, à Paris (1er et 2 mars 2002).

Ont participé: Davide Bertocchi, Bruno Serralongue et Giasco Bertoli (artistes), Andreas Angelidakis (architecte), Marc Borthwick et Anders Edström (photographes), Christophe Brunnquell (D.A) et Franklin Sirmans (critique d’art ).

 
Idea Books
Giasco Bertoli: 15 Love
2002-01-01
What are the parrallels between sport and art?
What happens when art and sport are combinned?
Giasco Bertoli took the plunge and organised a mini tennis tournamet between him and artist friends and critics.
Michael Bauswein (Tennis magazine) documented the event.

78p ills colour 23 x 32 French/English pb
18.00 Idea Code 02307 no ISBN

 
BLAST
Habiter au bureau
2001-12-01
Partant du principe que la plupart d’entre nous passe la majeure partie de son temps à travailler et que notre bien-être général dépend en grande partie de nos conditions de travail, Outcasts Incorporated a eu l’idée de concevoir un Ideal Office: chaque trimestre, un artiste différent est invité à proposer ce qui serait selon lui le bureau idéal. La première réalisation est l’oeuvre de l’artiste américaine Devon Dikeou. En faisant se rencontrer deux disciplines, l’art contemporain et le design d’intérieur, Ideal Office, se décline à la fois comme un projet d’artiste, un lieu de travail fonctionnel, un concept d’intérêt sociologique et une galerie.
A milles lieues d’un concept store figé, Outcasts Incorporated poursuit son activité en travaillant dans cet espace pendant toute la durée de l’exposition. Géraldine Postel développe notamment la régie publicitaire des magazines Purple, Dazed & Confused, Zingmagazine, Another magazine et Nest. Outcasts édite des catalogues d’artistes et crée des liens avec des institutions culturelles telles que le MAMCO Genève.

Ideal Office#1 de Devon Dikeou
Exposition du 24 octobre au 24 janvier 2002.
9, rue Pierre Dupont, 7510 Paris
0142059375-www.viewoutcasts.com

 
 
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